L’Australie veut bloquer les médias sociaux en cas d’attaque terroriste

Les attaques terroristes de tout genre ont fait des millions de victimes et endeuillé encore bien plus de millions de familles, amis, proches de connaissances.

Ces dernières années ; le sentiment de terreur a été encore plus amplifié par le partage en direct des fois des attaques, la publication et les partages des photos des attaques et des victimes. Cela rajoute encore de la terreur à la terreur. Dans certains cas, les assaillants font encore plus de victimes du fait de savoir que leur message de terreur et de haine sera relayé de façon virale que les plateformes de médias sociaux. On a vu Facebook, Twitter et d’autres plateformes dans leurs efforts de combattre la propagation et l’apanage du terrorisme supprimer des comptes, des groupes et des publications.

Les terroristes font les attaques et laissent les socionautes faire le service de communication en partager leurs œuvres.

L’Australie veut porter le combat encore plus haut. En effet, elle étudie la piste de bloquer temporairement l’accès aux plateformes des médias sociaux en cas d’attaque terroriste afin de couper dès les premiers instant ces canaux de diffusion de la terreur. Ainsi, le temps que les plateformes n’identifient et suppriment les publications ; les utilisateurs n’y auront pas accès.

Cependant si cette mesure est salutaire et peut contribuer un temps soit peu à couper la diffusion de l’information des terroristes, elle suscite des réactions et des inquiétudes et peuvent même être contre-productives dans certains cas.

En effet, Facebook a introduit quelques temps le bouton se Safety Check qui permet qu’en cas d’attaques de catastrophes, l’on puisse activer le Safety Check pour informer ses mais sur Facebook qu’on est en sécurité. Dans d’autres pays sujets à des catastrophes naturelles fréquentes (inondations, tremblements de terre, etc.), les autorités locales ont mis en place grâce aux médias sociaux des systèmes d’alerte qui permet de prévenir et communiquer en cas de sinistres. Ce même système peut être utilisé pour alerter les populations sur les zones à éviter et les comportements à tenir ne cas d’attaque. Si le canal des médias sociaux est bloqué pour prévenir la diffusion de l’information sur l’attaque, cela coupera aussi ce important canal d’information.

Cette mesure est décriée comme potentiellement liberticide en ce sens qu’elle empêche que les citoyens ne puissent s’exprimer comme le leur permettent les médias sociaux.

En plus des dispositions légales, cette piste est-elle une solution pour le Burkina Faso ?

B. Zorom

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